Ski Club Gap Bayard : 3 idées qui changent les trajets

‍Présentation du club

Dans les Hautes-Alpes, le Ski Club Gap Bayard fait partie des structures qui démontrent qu'il est possible d'agir concrètement pour un sport plus durable, sans bouleverser son fonctionnement.  

Affilié à la Fédération Française de Ski, le Ski Club Gap Bayard rassemble une centaine de licenciés âgés de 7 à 100 ans. Historiquement tourné vers le ski de fond en compétition, le club propose aujourd'hui des activités tout au long de l'année : ski à roulettes, VTT, vélo de route, trail, randonnée en montagne, préparation physique ou encore initiation au biathlon.

Depuis plusieurs années, le club intègre progressivement des pratiques écoresponsables dans son quotidien : mobilité partagée, réemploi du matériel, sensibilisation à l'environnement ou encore approvisionnement local.

Pour Benjamin Faivre, entraîneur et coordinateur des activités du club, cette démarche s'est construite naturellement, au fil des besoins et des réflexions collectives.

Trois jeunes skieurs de fond, adhérents du club, progressent sur une piste enneigée, au cœur d’un paysage de montagne.
@ Ski Club Gap Bayard

Avant de chausser les skis, il faut parfois repenser le trajet

Comme pour beaucoup de structures sportives, et d’autant dans les territoires de montagne, les déplacements représentent un enjeu majeur. Pour limiter leur impact, le club a développé une organisation reposant sur le covoiturage et la mutualisation des transports.

Il y a quelques années, l’idée a germé presque naturellement. Pour les entraînements, les stages ou les compétitions, les skieurs doivent parcourir des kilomètres, souvent très tôt le matin. Et derrière chaque pratiquant se trouve potentiellement une voiture, un conducteur, du carburant et du temps passé sur la route.

“J’y ai réfléchi seul il y a cinq ou sept ans”, se souvient Benjamin Faivre. Lorsqu’il propose de développer le covoiturage, la démarche est rapidement acceptée. À l’époque, la motivation première n’est pas encore écologique. “C’était surtout pour optimiser tout ça économiquement, au niveau du temps, et de l’impact écologique : les trois vont ensemble”, explique-t-il.

Le covoiturage, une démarche qu’il a fallu organiser…

Pour organiser le covoiturage, tout passe par WhatsApp. L’application est devenue un outil incontournable pour le club.

Les familles échangent, indiquent leurs disponibilités et organisent les départs en quelques messages. Petit à petit, les parents apprennent aussi à se connaître. Les trajets deviennent ainsi plus faciles à coordonner et le réseau s’étoffe au fil des saisons. Pour les compétitions et les stages, cette organisation permet de regrouper les déplacements plutôt que de faire partir plusieurs véhicules séparément.

Mais le club dispose d’une autre carte à jouer : ses propres véhicules.

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Des minibus pour remplacer plusieurs voitures

Le Ski club Gap Bayard possède trois minibus, utilisés pour transporter collectivement les licenciés du club. L’un deux, par exemple, peut accueillir jusqu’à huit personnes et permet de regrouper plusieurs pratiquants sur un même trajet.

Le fonctionnement repose sur la complémentarité. Si les places viennent à manquer, d’autres parents peuvent se mobiliser en faisant du covoiturage ou conduire les autres minibus.

“Je propose les horaires de déplacement quand il y en a. Et souvent, il y a quelques parents qui viennent se greffer dessus pour prendre le surplus d’enfants qui manquent”, explique Benjamin Faivre.

Ces véhicules ont été en partie financés par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, à hauteur de 50 à 70% selon les dispositifs et financements concernés. Un soutien qui permet au club de disposer d’une flotte adaptée à ses besoins tout en développant une mobilité collective.

Mutualiser même quand les skis sont rangés

L'histoire ne s’arrête pourtant pas à la saison de ski. Car lorsque les minibus ne sont pas utilisés par le Ski club Gap Bayard, ils peuvent servir à d’autres.

Pendant certaines périodes des vacances d’été, un ou deux véhicules sont mis à disposition ou prêtés à des associations locales. Et pas uniquement à des structures sportives. L’objectif est de faire vivre ces véhicules au-delà du calendrier des entraînements et des compétitions.

Cette logique fonctionne aussi dans l’autre sens. Lorsqu’un minibus du club tombe en panne, le réseau associatif local peut être sollicité pour trouver une solution de remplacement. “De temps en temps, quand il y en a un qui est en panne, ça peut nous arriver aussi d’aller demander d’autres minibus à d’autres associations et ça fonctionne assez bien chez nous”, nous décrit Benjamin Faivre.

Une forme de solidarité territoriale qui prolonge la démarche : mutualiser les véhicules plutôt que de laisser des ressources inutilisées.

Un groupe de jeunes cyclistes, licenciés du club, roule ensemble sur une petite route de campagne. Une preuve concrète de l’adaptation des pratiques hivernales au changement climatique : la montagne 4 saisons !
@ Ski Club Gap Bayard

Une mobilité pensée comme un collectif

Covoiturage, coordination via WhatsApp, minibus partagés : aucune de ces solutions ne constitue à elle seule une révolution. Leur intérêt réside plutôt dans leur combinaison.

Le club cherche d’abord à répondre aux besoins concrets de ses licenciés : réduire les temps de trajet, limiter les dépenses, simplifier l’organisation et transporter les pratiquants dans de bonnes conditions. L’enjeu environnemental s’inscrit progressivement dans cette mécanique.

Et derrière les kilomètres évités se dessine une autre manière de pratiquer les sports de montagne, où la mobilité devient une affaire collective plutôt qu’une succession de trajets individuels.

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Pour aller plus loin

Découvrez notre plan d'action pour le sport amateur : https://www.mobsport.fr/actualites/plan-action-mobilite-durable-sport-amateur

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